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Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a estimé mercredi qu'il ne fallait pas lier la normalisation turco-arménienne à la résolution du problème du Karabakh, territoire séparatiste d'Azerbaïdjan contrôlé par les Arméniens.
"Les deux problèmes sont compliqués en soi et je ne juge pas opportun de les mettre dans un paquet", a déclaré M. Poutine devant la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.
"Si on décide de les traiter en bloc, on ne fera que retarder leur règlement", a-t-il poursuivi.
M. Poutine qui était président entre 2000 et 2008 et reste l'homme fort du pays a également promis que la Russie soutiendrait "chaque mesure positive visant à résoudre ces problèmes très compliqués".
Le rapprochement turco-arménien a suscité la colère de l'Azerbaïdjan musulman et turcophone, allié traditionnel d'Ankara, qui a menacé la Turquie de représailles, notamment dans le domaine énergétique.
La Turquie et l'Arménie ont signé le 10 octobre des accords historiques de réconciliation qui prévoient l'ouverture de leur frontière commune.
Cette frontière avait été fermée en 1993 par la Turquie en soutien à l'Azerbaïdjan, après la prise de contrôle par l'Arménie, à l'issue d'un conflit armé, d'une enclave arménienne en territoire azerbaïdjanais, le Nagorny-Karabakh.
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