Les bureaux de vote ont ouvert mercredi à 08H00 (03H00 GMT) pour l'élection du président en Azerbaïdjan, ex-république soviétique du Caucase riche en hydrocarbures dont le chef de l'Etat sortant Ilham Aliev est le grand favori.Les 4,8 millions d'électeurs azerbaïdjanais sont appelés aux urnes pour choisir entre M. Aliev et six adversaires, tous plus au moins loyaux au pouvoir. Les opposants de poids boycottent ce scrutin pour la première fois depuis la chute de l'URSS en 1991.Ilham Aliev a été élu en 2003 avec près de 77% pour succéder à son père Heydar Aliev, ancien du KGB et du politburo soviétique et président de l'Azerbaïdjan indépendant de 1993 à 2003. Ce dernier est mort en décembre 2003.Près de 400 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) vont surveiller le déroulement du vote.Les précédents scrutins, critiqués par l'OSCE pour manquements aux normes démocratiques, ont souvent été marqués par des violences qui paraissent cette fois peu probables en raison d'une moindre mobilisation de l'opposition.Le président Aliev a réussi lors de son premier mandat à entretenir de bonnes relations avec la Russie et les Etats-Unis, qui convoitent ses ressources énergétiques et ont intensifié leur lutte d'infuence en Azerbaïdjan après la guerre en Géorgie voisine en août.Les Etats-Unis ont multiplié depuis leurs gestes de soutien à Ilham Aliev avec notamment plusieurs visites de hauts responsables, dont le vice-président américain Dick Cheney en septembre.Le plus gros défi qui attend M. Aliev s'il est réélu est le conflit gelé au Nagorny Karabakh, province séparatiste azerbaïdjanaise peuplée majoritairement d'Arméniens et contrôlée par Erevan, principal allié de Moscou dans le Caucase.La présidence azerbaïdjanaise espère que la crise géorgienne et la reconnaissance par Moscou des deux territoires séparatistes géorgiens d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud amèneront les grandes puissances à oeuvrer plus activement à la résolution du conflit du Karabakh.M. Aliev a d'ores et déjà promis de renforcer l'isolement de l'Arménie tant qu'elle ne renoncera à l'"occupation" du Karabakh.