04/07/2009
Sarkozy et Reinfeldt mettent en sourdine leur désaccord sur la Turquie
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Nicolas Sarkozy et Fredrik Reinfeldt ont mis vendredi en sourdine leur désaccord sur la Turquie pour favoriser le succès de la présidence suédoise de l'Union européenne. A l'issue d'un entretien suivi d'un déjeuner avec le président français, le Premier ministre suédois a annoncé qu'il n'y aurait pas de décision en juillet sur la reconduction de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne. "On ne prendra pas de décision sur José Manuel Barroso au mois de juillet mais nous espérons que cette décision sera prise plus tard", a dit M. Reinfeldt.

La nomination du libéral portugais, désigné le 18 juin par le conseil européen, doit être avalisée par un vote du Parlement européen. Tout en soutenant sa reconduction, la France souhaite que les eurodéputés votent sous le nouveau régime du traité de Lisbonne, qui doit entrer en vigueur cet automne après le référendum prévu début octobre en Irlande.

Nicolas Sarkozy a approuvé la "méthode" et le "calendrier" présenté par la présidence suédoise.

Premier des 27 chefs d'Etat et de gouvernement accueilli à Stockholm depuis le 1er juillet, M. Sarkozy a manifesté "l'engagement total" de la France derrière la présidence suédoise. "La réussite de la présidence suédoise sera la réussite de l'Europe dans son ensemble", a dit le président français. "Nous allons avoir une présidence franco-suédoise", s'est réjoui Fredrik Reinfeldt.

Nicolas Sarkozy a ainsi dit partager "totalement" les vues de la présidence suédoise sur la défense de l'environnement, dans la perspective de la conférence sur le changement climatique prévue en décembre à Copenhague. Alors que le gouvernement français étudie la mise en place d'une taxe carbone, il s'est déclaré "très intéressé par la fiscalité verte suédoise".

Le président français a approuvé "l'ambition" du Premier ministre suédois de renforcer la régulation face à la crise. Il lui a suggéré de réunir les Européens pour préparer le sommet de suivi du G-20 de Londres, prévu en septembre à Pittsburgh (Etats-Unis).

Sur l'Iran, les deux hommes ont affiché leur volonté d'un "front uni" des Européens face aux agissements "inacceptables" du régime. Nicolas Sarkozy est allé plus loin en exprimant sa solidarité "totale" avec les autorités britanniques dans leurs tentatives pour obtenir la libération des huit employés iraniens de l'ambassade britannique à Téhéran.

MM. Reinfeldt et Sarkozy n'ont pas évité les sujets qui fâchent, et notamment leur désaccord sur l'élargissement de l'UE à la Turquie, qui avait conduit au report de la venue du président français, prévue initialement le 2 juin.

Fredrik Reinfeldt, qui souhaite ouvrir de nouveaux chapitres de négociation durant sa présidence, a promis de "respecter" l'opposition de la France à l'adhésion d'Ankara.

Nicolas Sarkozy a répondu que la France ne s'opposerait pas à l'ouverture de nouveaux chapitres, à condition qu'ils maintiennent la possibilité d'un "partenariat privilégié" pour Ankara.

Le président français a été invité par le roi Carl XVI Gustav à revenir à Stockholm en 2010 en visite d'Etat. "C'est vraiment un grand bonheur et un grand honneur pour Carla comme pour moi de venir", a répondu M. Sarkozy

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